Non vous ne rêvez pas, vous êtes bien sur la page dédiée à la définition de Zlataner et le Blooghe vous propose de voir ici les différentes conjugaisons et définitions possibles.

Avant d'entrer dans le vif du sujet et de donner davantage de précisions sur l'origine du verbe zlataner, commençons par quelques principes de base sur Zlatan et profitons de ce qu'il traverse toutes les couches de la population et toutes les cultures pour en donner ici plusieurs exemples qui devraient permettre aux néophytes de mieux en appréhender la définition.

Quelques principes de base sur Zlatan

  • Avant Zlatan, il y avait les autres footballeurs et Chuck Norris, mais ça, c'était avant.
  • Quand Zlatan croise Chuck Norris, Chuck Norris s'excuse d'avoir été sur le chemin de Zlatan.
  • Zlatan Ibrahimovic est toujours premier, même quand il n'y a pas de classement. Si un classement venait à ne pas mettre Zlatan premier, Ibrahimovic zlatane le classement.

Quelques exemples d'utilisation du verbe

Usage Banlieusard : "Wech" l'autre il arrive au "tier-quar" t'as vu, même pas il m'a calculé. Trop "tricard" direct, j'ai été obligé de le zlataner "chant-mé".

Usage Bobo : Salut ma mi. Alors que penses-tu du dernier album de Vincent Delerm ? Je l'ai trouvé plutôt pas mal mais bon, il se fait vite zlataner par des interprètes plus dynamiques.

Usage Mondain : Dis-donc très cher, en garant la jaguar dans l'allée, bien que le secteur soit des plus respectables, je dois bien avouer que je suis resté sans voix quant à l'absence de caméra vidéo. Veuillez pardonner mon indiscrétion mon ami, mais comment faites-vous pour sécuriser votre propriété ? Et bien c'est très simple et je comprends que vous soyez circonspect, mais voyez-vous, quand un véhicule non reconnu entre dans le quartier il est automatiquement détecté ce qui ferme toutes les portes électriques et envoie une alerte à la société de sécurité la plus proche qui n'a alors plus aucune difficulté à zlataner le contrevenant.

Après ces quelques exemples qui peuvent s'avérer cocasses (nous en aborderons d'autres avec les faux-amis ci-après), un peu de sérieux sur la définition du verbe zlataner.

Origine du verbe

Étymologie : zlataner, verbe du premier groupe qui tire son origine du suédois Zlatan. Alors s'il ne s'agit pas ici de la racine ou d'un radical ayant une signification quelconque mais du footballeur suédois Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant de l'équipe nationale suédoise et du club français de ligue 1 le Paris Saint Germain.

On peut considérer pour une bonne partie que ce verbe est dû à la médiatisation de Zlatan Ibrahimovic dans les guignols de l'info. Nous pouvons en partie considérer que ce verbe est aussi issu du caractère fort de la star parisienne et suédoise qui lui vaut pourtant un côté sympathique aux yeux des nombreux supporters des deux équipes mais également de nombreux amoureux du ballon rond un peu partout en Europe et dans le monde où les exploits et aventures de Zlatan le précédent. Il faut dire aussi qu'avec des performances comme celles qui font l'objet de la vidéo suivante, cela devenait inéluctable.

Précisions

Alors attention, la conjugaison de zlataner à la première personne du singulier est : je zlatane, avec le "e" euphonique à la fin du verbe. Seul Ibrahimovic est en mesure d'utiliser et d'être désigné par "Zlatan" sans e.

Zlataner définition

Le verbe puise son essence dans la supériorité non seulement présumée mais aussi avérée de celui qui en est le sujet. Il peut s'accompagner de tout type de complément qui lui donneront un caractère plus zlatanesque encore. Précision supplémentaire sur la définition concernant Zlatan, c'est bien plus qu'un verbe. Ça peut devenir un nom, un adjectif, bref, tout ce qui pourrait convenir à Zlatan. Au masculin cela désigne, le footballeur suédois, au féminin il s'agira plus d'une action qui s'approcherait, ou plutôt serait la moins éloignée possible d'une action réalisée par Zlatan himself. Vous pouvez y trouver d'autres sens ou significations, après c'est "l'Ibra" vous ;)

Les Faux-amis

Attention, il existe des faux-amis comme plataner (se prendre un platane) par exemple, mais vous devez bien retenir une règle essentielle, si Zlatan se prend un platane, c'est le platane qui a mal. En d'autres termes, Ibrahimovic zlatane le platane.

Depuis la reconnaissance par l'Académie Française des footballeurs du dimanche, d'autres verbes ou expressions ont vu leur sens altéré et pourraient être considérés comme des faux-amis. Si on prend tataner (mettre une ou des tatane(s)), et bien tataner, c'est mettre des zlatanes mais moins fortes.

Conjugaison du verbe zlataner

Voici les conjugaisons aux temps de l'indicatif

Présent Je zlatane Tu zlatanes Il zlatane Nous zlatanons Vous zlatanez Ils zlatanent Passé composé J'ai zlatané Tu as zlatané Il a zlatané Nous avons zlatané Vous avez zlatané Ils ont zlatané Imparfait Je zlatanais Tu zlatanais Il zlatanait Nous zlatanions Vous zlataniez Ils zlatanaient Plus-que-parfait J'avais zlatané Tu avais zlatané Il avait zlatané Nous avions zlatané Vous aviez zlatané Ils avaient zlatané
Passé simple Je zlatanai Tu zlatanas Il zlatana Nous zlatanâmes Vous zlatanâtes Ils zlatanèrent Passé antérieur J'eus zlatané Tu eus zlatané Il eut zlatané Nous eûmes zlatané Vous eûtes zlatané Ils eurent zlatané Futur Je zlatanerai Tu zlataneras Il zlatanera Nous zlatanerons Vous zlatanerez Ils zlataneront Futur antérieur J'aurai zlatané Tu auras zlatané Il aura zlatané Nous aurons zlatané Vous aurez zlatané Ils auront zlatané

Voici les conjugaisons aux temps du conditionnel

Présent Je zlatanerais Tu zlatanerais Il zlatanerait Nous zlatanerions Vous zlataneriez Ils zlataneraient Passé première forme J'aurais zlatané Tu aurais zlatané Il aurait zlatané Nous aurions zlatané Vous auriez zlatané Ils auraient zlatané Passé deuxième forme J'eusse zlatané Tu eusses zlatané Il eût zlatané Nous eussions zlatané Vous eussiez zlatané Ils eussent zlatané

Le verbe zlataner à l'impératif

Présent Zlatane Zlatanons Zlatanez Passé Aie zlatané Ayons zlatané Ayez zlatané

Complément sur le verbe zlataner

Participe présent Zlatanant Participe passé Zlatané Zlatanée Zlatanés Zlatanées Ayant zlatané

Vous l'aurez remarqué, ce billet est hautement humoristique même si, comme vous pouvez le constater en de nombreux endroits comme ici, selon le linguiste Alain Rey et d'autres, une entrée du verbe zlataner dans le dictionnaire est possible, même s'il faudrait en préciser la définition et que cela n'est pas encore pour tout de suite.

Quand un nom devient un verbe

Le passage d'un nom propre au rang de verbe courant n'a rien d'anodin dans une langue. Il signale qu'une personnalité a marqué les esprits au point de déborder du terrain et d'infuser le langage quotidien. La construction du verbe zlataner s'inscrit dans cette logique amusante où le sport nourrit la culture populaire et lui offre de nouvelles expressions. Le phénomène dépasse largement le cercle des amateurs de football, preuve qu'une aura sportive peut atteindre une dimension véritablement universelle.

Ce mécanisme linguistique est vieux comme le monde et rappelle d'autres cas célèbres où des noms de personnages, réels ou fictifs, ont fini par désigner une action ou une attitude. Ce qui frappe avec ce verbe, c'est la rapidité de son adoption et la richesse des conjugaisons imaginées par le public. Chacun s'amuse à l'employer à toutes les personnes, à tous les temps, à explorer ses variations avec une créativité réjouissante. La langue vivante se joue ainsi des règles figées pour épouser l'air du temps.

Un reflet de l'imaginaire sportif

Si un tel verbe rencontre un tel écho, c'est qu'il cristallise un imaginaire précis : celui de la domination souveraine, de l'assurance tranquille et du geste spectaculaire. Le sport de haut niveau fabrique en permanence des figures qui incarnent des valeurs et des attitudes, et le public s'en empare pour raconter ses propres histoires. Zlataner devient alors une manière ludique d'évoquer la réussite éclatante ou l'audace assumée, bien au delà du football.

On peut d'ailleurs repérer plusieurs ressorts qui expliquent le succès de ce type de création langagière :

  • La sonorité même du nom, qui se prête naturellement à une conjugaison rythmée et mémorable.
  • La force d'une personnalité perçue comme hors norme et pleine de panache.
  • Le besoin collectif de mots neufs pour exprimer l'admiration teintée d'humour.
  • La circulation rapide des expressions à l'ère des conversations partagées.

La confiance en soi, moteur du sport

Au delà du jeu linguistique, la figure évoquée par ce verbe met en lumière une qualité essentielle dans le sport de haut niveau : la confiance en soi. Les grands compétiteurs partagent souvent cette faculté de croire fermement en leurs moyens, y compris dans les moments les plus tendus. Cette assurance n'est pas de l'arrogance gratuite, elle constitue un véritable outil de performance qui permet d'oser, de tenter et de se dépasser lorsque l'enjeu est maximal.

Cette leçon dépasse de loin les terrains de football et vaut pour toutes les disciplines, du plus modeste amateur au champion confirmé. Cultiver une confiance solide aide à aborder l'effort sereinement et à transformer la pression en énergie positive. Plusieurs principes, observés chez de nombreux sportifs accomplis, contribuent à bâtir cette assurance de manière saine :

  1. S'appuyer sur un travail régulier qui nourrit la certitude d'être prêt le jour venu.
  2. Se fixer des objectifs progressifs pour accumuler des petites victoires encourageantes.
  3. Apprendre à relativiser l'échec et à le considérer comme une étape d'apprentissage.
  4. Développer une routine mentale rassurante avant la compétition.
  5. Entretenir un discours intérieur bienveillant plutôt que dévalorisant.

Cette confiance construite patiemment n'a rien de commun avec la vantardise. Elle repose sur la connaissance de soi et sur le respect du travail accompli. Voilà pourquoi les personnalités sportives qui dégagent une telle aura fascinent autant : elles incarnent une forme de maîtrise intérieure à laquelle chacun aspire, sur le terrain comme dans la vie de tous les jours.

L'humour, ciment de la culture sportive

Le succès d'un verbe comme celui-ci rappelle aussi le rôle central de l'humour dans la passion sportive. Le football, en particulier, se vit autant dans les tribunes et les conversations que sur la pelouse. Les supporters inventent des chants, des surnoms, des expressions qui tissent une culture commune et joyeuse. Cette créativité populaire fait partie intégrante du plaisir du sport et contribue à son extraordinaire pouvoir de rassemblement.

Rire ensemble d'un geste, d'une attitude ou d'une expression renforce le sentiment d'appartenance à une communauté. Le sport offre ce terrain de jeu partagé où l'admiration côtoie la dérision affectueuse, où l'on célèbre les exploits tout en cultivant l'autodérision. Cette dimension légère et conviviale mérite d'être préservée, car elle rappelle que la passion sportive reste avant tout une source de joie collective et de bonne humeur.

Ce que le langage dit de notre rapport au sport

L'apparition d'un verbe issu d'un nom de sportif en dit finalement long sur la place qu'occupe le sport dans nos sociétés. Il n'est pas seulement un divertissement ou une pratique physique, il façonne notre imaginaire, notre vocabulaire et nos manières de raconter le monde. Les figures qui émergent des stades deviennent des repères culturels partagés, cités bien au delà des amateurs éclairés, jusque dans les cours de récréation et les conversations les plus ordinaires.

Cette porosité entre le sport et la langue témoigne d'une vérité simple : les grands moments sportifs et les personnalités qui les incarnent nourrissent une mémoire commune. Ils offrent des symboles auxquels chacun peut se référer pour exprimer l'audace, la réussite ou la démesure. En ce sens, un verbe joueur comme celui-ci n'est pas qu'une curiosité amusante, il est le signe vivant de l'empreinte durable que le sport laisse dans notre culture.

Alors que les définitions et conjugaisons continueront sans doute d'évoluer au gré des inspirations de chacun, l'essentiel demeure : le plaisir de jouer avec les mots comme on joue avec un ballon. Cette créativité partagée illustre à merveille la manière dont le sport, loin de se limiter à la performance, irrigue notre quotidien de sourires, d'expressions nouvelles et de complicité. Et c'est peut-être là, dans cette joie contagieuse, que réside sa plus belle victoire.

Transmettre le goût du jeu et des mots

Ce type d'engouement offre aussi une belle occasion de partager, notamment avec les plus jeunes, une double passion : celle du sport et celle de la langue. Inventer ensemble des conjugaisons, imaginer des phrases, chercher la formule la plus drôle constitue un jeu d'esprit accessible à tous. On y cultive la créativité tout en s'amusant, et l'on rappelle au passage que la richesse d'une langue tient à sa capacité de se réinventer sans cesse.

De la même manière, évoquer les qualités des grands sportifs auprès d'un enfant permet de transmettre des valeurs précieuses : le goût de l'effort, la persévérance, le respect de l'adversaire et la confiance en ses moyens. Derrière le clin d'œil linguistique se cache ainsi une pédagogie discrète, où le rire ouvre la porte à des enseignements durables. Le sport, une fois encore, se révèle un formidable prétexte pour parler de la vie, du dépassement de soi et du plaisir de faire les choses avec panache.